LES COMMERCANTS SE REBIFFENT ?
Les
commerçants vent debout contre Atlantisud
L'aménagement
d'un « Village de marques » à Saint-Geours-de-Maremne provoque une
levée de boucliers auprès des commerçants des Landes, du Béarn ou
du Gers.
Atlantisud a pour vocation à devenir un
centre commercial incontournable pour le marché de la glisse et du
surf. photo philippe salvat
Demain, jour de grand oral pour
Atlantisud, le projet de zone commerciale de Saint-Geours-de-Maremne.
La Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) se
réunit pour valider l'autorisation d'exploitation du site. Avec
quatorze votants désignés par la préfecture, le projet, pour être
validé, doit obtenir la majorité absolue.
Dans les rangs des commerçants, en
tout cas, les jeux sont faits : Atlantisud, ils n'en veulent pas !
Lundi, des représentants professionnels de trois départements
(Landes, Pyrénées-Atlantiques et Gers ) se sont réunis à la CCI
de Dax, pour décider des suites à donner à leur colère. Après
avoir envoyé un courrier d'information à chaque votant de la
commission, ils étudient les recours envisageables en cas de
validation du projet.
« Ils sont à la fois juge et partie »
Bruno Laloye, le président de la
Fédération des commerçants de Saint-Paul-lès-Dax, a tenu à
souligner que la composition de la Commission départementale
d'aménagement commercial (CDAC) était très défavorable aux
intérêts des commerçants : « Le problème, c'est que les membres
sont à la fois juge et partie : comment le Conseil général et Macs
peuvent-ils faire partie de la CDAC ? Ils sont propriétaires des
terrains, je trouve qu'il y a là un véritable conflit d'intérêt !
De même que le Conseil d'architecture, d'urbanisme et
d'environnement ( CAUE), qui est subventionné par le Conseil
général. Et que dire du silence de certains élus, qui est
assourdissant ? »
Eric Kerrouche, le président de la
Communauté de communes Maremne Adour Côte Sud (Macs), a, quant à
lui, rappelé que ce n'était pas eux qui choisissaient la
composition de la CDAC, et que celle pour Atlantisud n'était pas
dérogatoire. « Les associations de commerçants m'ont fait parvenir
leurs informations. Je pense que leur inquiétude est légitime, mais
ce projet n'est ni une découverte, ni une menace directe pour eux.
Ils aimeraient faire entendre leurs voix et c'est normal.
Il est
difficile de dire qu'il n'y aura aucun impact sur le commerce local,
mais comparer la situation à celle de Troyes, c'est complètement
démesuré.
Est-ce que depuis la création des Quais des marques, à
Bordeaux, la rue Saint-Catherine s'est vidée de tous ses commerces ?
Je pense qu'avec le développement démographique de la zone dans les prochaines
années, ce projet est une bonne chose. »
Bruno Laloye, le président de la
Fédération des commerçants de Saint-Paul-lès-Dax, est au cœur de
ce combat : « Le projet comprendrait un hypermarché, un drive et
une galerie commerciale, pour un total de 18 504 m2. Doivent aussi
sortir de terre deux grandes surfaces spécialisées dans le
bricolage et le jardinage, pour un total de 13 414 m2. Enfin, un «
Retail Park », de 12 grandes surfaces spécialisées en équipement
de la personne, ainsi qu'un « Village de marques » de 29 249 m2 ! »
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Hantise des commerçants
Voilà la bête noire des commerçants
: « Village de marques, c'est la dénomination commerciale pour
magasin d'usine : il s'agit en fait de soldes organisées en
permanence, et l'arrivée de tels magasins va entraîner
immanquablement des fermetures de petits commerces. » Pour Eric
Kerrouche, président de la Communauté de communes Maremne Adour
Côte Sud (Macs), la définition du village de marques et sa
superficie est quelque peu différente : « Cette zone fait en
réalité 14 000 m2. L'objectif est de proposer des magasins que l'on
ne trouve pas dans le Grand Dax. Nous soutenons complètement ce
projet. » Macs porte par ailleurs ce projet à hauteur de 30 %, en
comparaison des 70 % du Conseil général.
Bruno Laloye souligne l'entêtement des
promoteurs : « Jusqu'ici, il n'a jamais été question de changer de
ligne. L'enfermement idéologique est trop important. Nous avons fait
d'autres propositions, comme celle d'une plateforme intermodale, ou
encore un centre des congrès, mais le Conseil général ne veut rien
entendre. » « Pour l'instant, on y croit quand même, ajoute
Evelyne Vigneau, présidente de l'association de commerçants de Dax.
Nous avons envoyé une requête au préfet, pour être entendus
auprès de la commission. On a joint à cette demande un mémoire
réalisé par un cabinet spécialisé parisien, qui travaille sur ce
type de dossiers, comme à Troyes. Des centaines de magasins et
d'emplois seront menacés. Des commerçants vont mettre la clef sous
la porte, on estime que 123 commerces sont menacés sur le Grand Dax,
91 le sont dans le Marsan, et 51 sur Hossegor-Capbreton. Sans parler
de Biarritz-Anglet-Bayonne ! »
La zone potentiellement impactée par
l'ouverture du village de marques est en effet appréciée au sens
large : « La zone de chalandise, est de 90 minutes sur ce type de
zone commerciale. Cela signifie que les gens viennent de loin. Je
suis surpris que nous n'ayons pas avec nous des représentants des
commerçants de la Gironde. Les communes de Biganos ou Mérignac
peuvent être touchées par ce projet. » Murmures d'approbation dans
la salle. Un représentant palois de la CCI du Béarn souhaite mettre
son expérience au service de ce nouveau combat : « Nous avions un
projet du même type, il y a quelques années, dans l'agglomération
paloise, et nous avons obtenu que le projet soit abandonné. On est
dans l'ultra-libéralisme pur. Il faut envoyer des courriers aux
élus, et leur présenter des dossiers et des arguments solides. Ils
sont parfois de bonne foi. »
Sud Ouest 06.07.2011
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Nous recevons d'un de nos lecteurs le texte suivant:
L’ESPRIT
COMMUNAUTAIRE AURAIT IL DISPARU ?
Je m’étonne
des dernières dispositions prises par certaines communes de notre
grande MACS.
Y aurait-il
un vent d’anarchie chez certains élus bigre que voilà une
nouvelle !!!
En effet les
transports inter communes et non inter communal vient de faire jour.
Saint
Vincent de Tyrosse relié à Saubion à Angresse et en fin à
Seignosse. D’un autre coté une sauterelle mais pas verte pour
Soorts-Hossegor et pour ne pas être en reste des navettes pour
Capbreton. Ou est passé l’esprit mutualiste dont on nous rabat les
oreilles depuis la création de la MACS. Tous unis mais quand on veut
et surtout pas là ou cela parait logique pour tout le monde.
Messieurs
les élus de tout poil un peu de bon sens. Ne pensez vous pas que
c’est bien dans le transport que la mutualisation est le plus
flagrant, entre les élèves à transporter toute l’année
scolaire, ainsi que les habitants qui travaillent et les touristes
l’été que vous pourriez concevoir un tramage de transport inter
urbain.
Aujourd’hui
impossible de trouver un moyen de transport inter commune. Alors que
sur pratiquement toutes les communes du littoral il existe des bus
dans les communes.
Avez-vous
une interdiction de la part de la RDTL !!!
Tout les
élus ont voté pour réduire les places de parking en centre ville
plus des voies piétonnes sans jamais penser qu’il faudrait penser
à véhiculer les habitants tiens bizarre.
Je finis mon
propos pour vous faire part que le coût d’une navette électrique
est moins élevé que celui d’un bus.
Allez voir
Bayonne avec la SATB
ci-contre: photo de la "Sauterelle"
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POLE CULINAIRE, Seignosse se révolte ?
Extrait du PV de Conseil du 17 juin
Commission
locale d’évaluation des charges transférées – approbation du
rapport de la commission au titre de la compétence.
« Création
et gestion d’une unité de production culinaire pour assurer le
service de restauration collective, sociale en particulier le portage
à domicile des repas, médico-sociale, administrative, scolaire et
extra-scolaire ».
Monsieur
Jean-Jacques FIX prend la parole sur ce point et indique que :
« L’attribution
de compensation, versée par MACS à la Commune, compensant
partiellement le transfert de la TP, en baisse régulière depuis
2010, est fortement amputée par les prélèvements de frais de
personnel du Pôle Culinaire. La diminution est particulièrement
importante pour Seignosse qui passe d’un niveau de rétrocession de
219K€ (2009) à 154 K€ (2012).Ceci n’est pas supportable pour
Seignosse dont les équilibres budgétaires sont fragiles. De
surcroit, l’intégralité des couts et recettes devrait être
imputée au BA du Pôle Culinaire de manière à en saisir les
réalités économiques sans en masquer des aspects importants.
Il est également surprenant de constater sur ce tableau de MACS
que les efforts ne sont pas répartis de manière proportionnée
entre les différentes communes. »
Madame
Agnès COUVREUX répond à Monsieur Jean-Jacques FIX qu’il y a bien
une compensation sur les frais de personnels transférés de l’EHPAD
vers le pôle culinaire mais qu’elle n’est pas à la hauteur de
nos attentes et surtout du montant global de ces deux salaires
Monsieur
Philippe BARROS-TASTETS lui répond que lorsqu’il y a
transfert, c’est « charges et ressources ».
On
peut le regretter mais c’est désormais un fait accompli décidé
par le Conseil Communautaire.
Il
assimile cela à la baisse des dotations de l’Etat qui s’impose à
nous, sans que l’on ne puisse rien y faire.
Monsieur
Philippe LARRAZET demande que nos conseillers communautaires fassent
remonter nos doléances auprès de Macs.
Monsieur
Guillaume MOUTRON souligne le fait qu’effectivement que les
transferts de personnel devraient être clairement affichés et qu’il
faudrait connaître précisément les coûts et recettes inhérents.
Monsieur
Philippe BARROS-TASTETS réaffirme que l’on ne peut pas être
contradictoire avec la décision prise par les conseillers
communautaires.
Monsieur
Guillaume MOUTRON se réjouit néanmoins qu’après cette
construction, notre entrée de ville soit enjolivée.
Il
ajoute qu’il regrette toutefois que les transferts de personnel
s’accompagnent aujourd’hui de la diminution de nos dotations, ce
qui n’était pas clair dès l’origine.
Madame
Agnès COUVREUX ajoute en outre, que ce n’était pas indiqué au
départ et qu’il n’était pas prévu non plus de hausse d’impôts
communautaires, alors qu’ils ont subi une hausse de 5%, cette
année.
Dans
ce contexte, elle se dit contre le fait que Macs nous prélève une
part d’attribution de compensation sur ce personnel transféré.
Monsieur
Guillaume MOUTRON souligne pour sa part, que nous sommes confrontés
pour la première fois à ce type de transfert, alors que d’autres
collectivités ont déjà connu ce processus et des prélèvements
sur leurs attributions de compensation.
A
la fin de ce débat, le Conseil Municipal, unanime, demande à ce que
cette délibération soit ajournée et qu’un représentant de la
Macs vienne devant l’assemblée expliquer cette situation.
Le
réveil semble douloureux et l'on découvre que 80% des
salaires des postes transférés au pôle culinaire
restent à la charge des communes.
Que font les délégués pendant les séances de MACS ? votent-ils sans écouter ?
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