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Le 04 décembre 2009

N° 89
ISSN 1961-957X

CUSINE CENTRALE : Réponses à notre questionnaire

Nous sommes, on le sait, plutôt favorables à l'idée d'une mutualisation de moyens, mais notre recul devant ce projet provient du fait que l'on voit à l 'oeuvre les même méthodes que pour les actions précédentes et que de ce fait nous avons toutes les raisons d'être inquiets.
En effet nous nous trouvons en présence d'une position dogmatique: on décide que c'est bien et on essaie de faire plier le réel pour le justifier:
Avant d'entreprendre une telle opération il semble à nos lecteurs primordial de connaître:

- l'état de l'existant, (non réalisé ou non publié) équipement, méthodes, désirs des parents d'élèves pour les écoles, dans chaque commune, besoin des résidences de personnes âgées et du portage à domicile.
- l’état comparatif exhaustif des solutions disponibles et la recherche de l’optimum ce qui permettrait de dégager le meilleur projet .
- l’évolution sociale en particulier les prévisions de l'état du personnel de MACS et celui consacré à cette activité dans chaque commune
- l'impact économique sur le commerce local, sur l'implication des parents dans les cantines.
-
Les couts des charges en amont de la production de la cuisine centralisée notamment ceux provenant de la logistique à mettre en œuvre et ceux des cuisines satellites pour préparer et distribuer les repas aux consommateurs.
- le calcul des travaux à effectuer pour la remise en température de chaque cuisine communale
- la comparaison des avantages et inconvénients de la centralisation face aux productions de proximité.
- la définition plus précise de l'impact du bio
- l'appréciation de la disparition de la mémoire de notre cuisine de terroir pour nos enfants et nos ainés
- l’impact sur l’ environnement en particulier le bilan carbone qui n'existe pas
- plus grave, l’évaluation économique globale , c'est à dire le bilan fiscal, cumul de MACS et des communes n'existe pas! ceci est à réaliser de manière exhaustive aussi bien en matière de comptes d’exploitation que d’investissements, sur le moyen, long terme.
- pourquoi échapper à tous prix aux règles de la mise en concurrence ainsi on sait qu’habituellement le secteur concurrentiel est plus performant que les collectivités. En fait le rôle des collectivités est de bien définir ces services d’en confier la mise en œuvre au secteur concurrentiel et d’exercer un contrôle rigoureux avec mise en concurrence de manière récurrente. A chacun sa spécialité et métier.
- est-il utile que MACS fasse de la concurrence aux hôteliers privés, pour la partie réception de groupe et séminaires, n'y a-t-il pas de distorsion de concurrence ?
- et plus grave, peut-on s'engager sur un projet de plus de 5 M € d'investissement alors que le Président annonce en conseil communautaire qu'il n'y a pas de compte d'exploitation prévisionnel de fonctionnement. ( ce qui était déjà le cas avec Aygueblue)

En conclusion on retrouve les mêmes dérives que dans les actions déjà engagées par MACS: décision de réaliser un équipement envers et contre tout en faisant taire les oppositions et en ne pratiquant aucune concertation et aucune information publique.

article dans sud ouest du 27 novembre sur l'une de nos réunions : "cliquez"


Prochaine réunion de MACS INITIATIVES le 11 décembre à 18 heures dans un lieu encore à définir. Vous pouvez y participer si vous désirez vous informer.